Black Friday : de la panique financière à la frénésie des soldes

Black Friday : de la panique financière à la frénésie des soldes

Nous sommes en 1869. Le 24 septembre, une journée d’automne douce et sèche à New York. Un vendredi. Jay Gould et Jim Fisk, tous deux dans la trentaine, étaient des associés dans la finance et la spéculation. Ils pensaient avoir trouvé le jackpot avec leur idée : acheter une énorme quantité d’or pour créer une pénurie artificielle, ce qui ferait grimper le prix et les rendrait super riches en vendant leur or progressivement.

Mais pour que ça fonctionne, il leur fallait empêcher le Trésor américain, qui détenait de grandes quantités d’or, de vendre pour équilibrer le marché. Ils ont essayé d’y parvenir par la corruption et leurs connexions politiques. Mais ils n’étaient pas aussi malins et puissants qu’ils le croyaient.

Alors qu’ils commençaient à manipuler le marché, la spéculation a pris le dessus : banques, courtiers et investisseurs ont paniqué et se sont mis à acheter eux-mêmes d’énormes quantités d’or. Le prix de l’or a grimpé en flèche, mais le gouvernement est intervenu le 24 septembre, vendredi, en injectant 4 millions de dollars en or sur le marché. Résultat : le prix s’est effondré et beaucoup ont perdu des fortunes, y compris Jay et Jim, bien que partiellement. C’était le premier d’une longue série de panics financières aux États-Unis, et c’est de là que vient le nom BLACK FRIDAY.

Plus tard, dans les années 1980, les commerçants se sont rendu compte qu’après Thanksgiving, qui tombe toujours le quatrième jeudi de novembre, les ventes explosaient. Pendant la majeure partie de l’année, beaucoup de magasins étaient dans le rouge, jusqu’à ce que commence la période des achats de fin d’année, juste après Thanksgiving. Le Black Friday de septembre 1869 a été réutilisé et transformé en événement positif pour les commerçants, marquant le début des profits de fin d’année. Depuis, le vendredi après Thanksgiving est devenu le jour officiel. Et aujourd’hui, ceux qui voient vraiment du noir, ce sont souvent les consommateurs, paniqués à l’idée de rater une bonne affaire.

Les commerçants utilisent ce jour pour offrir d’énormes réductions et créer un sentiment de rareté artificielle, poussant les consommateurs à acheter vite, encore et encore. Comme avec l’or en 1869 : un sentiment d’urgence et de pénurie qui déclenche la panique d’achat. Sur Internet, ce phénomène s’étend maintenant sur trois jours, toute la semaine, voire tout le mois : Black Monday, Black Week, Black November. En réalité, cela signifie juste : “on n’a pas assez vendu cette année, achetez un peu pour qu’on devienne enfin riche.”

Je plaisante… ou pas.

L’histoire montre que notre cerveau est câblé pour l’abondance et la rareté. Quand on sent qu’une pénurie approche, on prend ce qui semble abondant pour se constituer un stock qui nous permettra de traverser la pénurie. C’est un réflexe de survie humain parfaitement normal. La vraie question est : avez-vous vraiment besoin de ce nouveau téléviseur ou de ces baskets dernier cri pour survivre ? Est-ce une vraie pénurie ou juste les jours plus courts dans l’hémisphère Nord qui donnent l’impression de temps plus sombres ?

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